mercredi 30 octobre 2013

Lettre ouverte à Monsieur Nabil Fahmy, Ministre Egyptien des Affaires Etrangères


Lettre ouverte à Monsieur Nabil Fahmy,
Ministre Egyptien des Affaires Etrangères
Tarek EZZAT



Monsieur le Ministre,

Voilà plusieurs mois que j’observe, et je ne suis pas le seul, l’attitude pour le moins équivoque de notre ambassadeur à Paris.

Celui-ci fait preuve d’une complaisance suspecte, et en tout cas répréhensible à l’égard d’un groupuscule d’Egyptiens, qui se prétendent défenseur de la prétendue "légitimité" d’un dénommé
Mohammed Morsi, actuellement arrêté en Egypte, et poursuivi pour assassinat, crimes contre l’humanité, trahison et intelligence avec des puissances étrangères et j’en passe.

Les membres de cette bande sont constitués en une ou plusieurs associations, qui appellent à manifester dans les rues de Paris, même pendant les jours ouvrables, avec voitures, pancartes, autocollants et haut-parleurs.
Les Egyptiens qui soutiennent la révolution et le mouvement Tamarrod qui les croisent sont régulièrement conspués, menacés, et parfois même tabassés.

Mais voyant que leur audience se rétrécit, ils s’en prennent maintenant aux manifestations organisées par les Egyptiens qui soutiennent la révolution.

Ce que souhaitent ces Egyptiens, c’est d’expliquer ce qui se passe en Egypte aux Français et aux médias en France, et bien sûr dans les autres pays où l’image de notre pays est constamment dénigrée et avilie.
Ainsi, cette bande de nervis s’est invitée aux festivités du 6 octobre au Centre Culturel Egyptien, pour saboter la commémoration de la libération du Sinaï.

Ensuite, ce fut le tour de l’Ecrivain Alaa el Aswany, à l’Institut du Monde Arabe, qui a été injurié, agressé, et contraint de quitter la réunion organisée par cet Institut sous escorte de police.



Débat "démocratique" des Islamistes avec Alaa el Aswany à l'Institut du Monde Arabe

(16 octobre 2013)


Plus récemment, c’était à l’écrivaine et journaliste Ghada el Wakil de faire l’expérience de ces agressions.



Poursuite du débat "démocratique" avec Ghada el Wakil au Centre Culturel Egyptien
(28 octobre 2013)





Nous sommes nombreux à observer, Monsieur le Ministre, que notre Ambassadeur ne fait rien. Strictement rien :
-          Pas une déclaration.
-          Pas une condamnation.
-          Pas une plainte déposée auprès des autorités de police ou de justice.

Monsieur le ministre, il y a plusieurs associations d’Egyptiens en France qui soutiennent la révolution et qui font tout pour faire connaitre la réalité des faits autour d’eux.
C’est avec nos propres deniers que nous avons financé plusieurs manifestations en faveur de l’Egypte ; location de salles, préparation de communiqués de presse, enregistrement de vidéos.  

Ces activités coûtent cher.

Pour que tout soit clair, une grande majorité d’entre nous sont établis depuis longtemps en France, et ont des positions de cadres, ingénieurs, avocats ou professeurs, ce qui nous permet de faire face à ces dépenses.
Pourtant les caisses de nos associations sont désespérément vides.

Nous savons, parce que nous les croisons souvent, que la bande de contre-révolutionnaires qui sévit ici sont pour la plupart des résidents illégaux, sans papiers en règle, et qui de ce fait se contente de petits boulots, de missions occasionnelles et de travail au noir.

Qui finance alors ce luxe de pancartes, voitures, haut-parleurs et autres dépliants consacrés au dénigrement de notre pays et de son peuple ?

Comment se fait-il que l’accès au centre Culturel Egyptien ne soit pas fait sur réservation, avec vérification de l’identité des visiteurs à l’entrée ?

Pourquoi devons-nous organiser nous-même des conférences de presse pour expliquer la révolution Egyptienne, alors que nous avons un Ambassadeur et un Centre Culturel d’Egypte ?

Pourquoi les vidéos, sur YouTube et autres, des agressions et dégradations organisées intentionnellement pas ces casseurs ne sont-elles pas transmises à la police à l’appui d’une plainte en bonne et due forme ?

Et puis, comme chacun peut le déduire, les saccages et dégradations dans le Centre Culturel Egyptien et les menaces et agressions contre ses visiteurs concernent des citoyens Egyptien dans un Bâtiment public Egyptien. Pourquoi alors le signalement de ces casseurs n’est-il pas transmis aux autorités portuaires et aéroportuaires d’Egypte, pour qu’ils soient arrêtés et jugé dès leur retour au pays ?





Un Egyptien, résidant parisien, m’indique que le directeur du Centre Culturel Egyptien, serait lui-même complice, voire organisateur de ces coups de forces.
Cette information doit être vérifiée.

Selon lui, il invite ces voyous à occuper les lieux plus d’une heure avant le début de la manifestation, et les aide à dissimuler leurs pancartes et banderoles, pour les sortir au moment où un signal sera donné, pour saboter la réunion.

Je suis personnellement un visiteur assidu des manifestations du Centre Culturel Egyptien. J’assiste régulièrement aux concerts, aux séances de cinéma, aux conférences et je me rends aux expositions de peinture. Pourtant, je n’ai jamais rencontré l’un de ces sinistres personnages que je peux voir sur les vidéos. Ce sont des spécialistes de l’injure et de l’intimidation. Ils n’ont rien à voir avec la culture, ou même avec le respect dû à un lieu qui lui est dédié.

On peut, toujours sur les mêmes vidéos, observer que le directeur du centre de fait rien pour les empêcher d’agir. Il fait semblant de s’opposer mollement à leurs invectives.

Il n’a jamais demandé l’intervention de la police. Il n’a même pas menacé de le faire.

Et je constate avec déception qu’il ne nous a jamais proposé d’organiser une conférence dans la salle de réunion du Centre Culturel pour exposer aux Parisiens ce qui se passe en Egypte, et que nous sommes obligés de louer des salles à nos frais pour le faire.

Plus récemment, une vidéo postée sur internet, révèle qu’il s’agit d’une stratégie délibérée et organisée par les partisans de Morsi dans plusieurs pays d’Europe et aux Etats Unis.

Le but est de saboter toute manifestation politique ou culturelle organisée en faveur de la Révolution, et dénigrer les personnalités et les symboles qui la représentent.

Déjà, des patriotes Egyptiens se sont organisés pour s’opposer à ces saboteurs. Jusqu’ici, la confrontation a pu se faire sans dégâts, mais il est certains qu’un jour où l’autre, la situation pourra dégénérer dans un accès de violence.

Il faut faire cesser cette faillite de nos services culturels et diplomatiques, et il sera bon que la France soit donnée en exemple.    

Suite à chacune des exactions de cette bande hystérique, il n’y a aucune réaction officielle de la part de l’Ambassade d’Egypte, pas plus que du directeur du Centre Culturel.

On pourrait supposer qu’il s’agit d’une affaire intérieure française, et que c’est à l’administration française de gérer cette situation.

Mais dans ce cas, pourquoi n’avons-nous pas réagis aux propos de Monsieur Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères, qui s’est cru autorisé à réclamer la libération des "prisonniers politiques" Egyptiens ?

Pourquoi avons-nous accepté de recevoir madame Catherine Ashton, ou les congressistes Américains, venus s’assurer que ceux qui leurs avaient vendu notre pays et son peuple étaient bien traités ?

En France, Monsieur le Ministre, il serait impossible d’imaginer une manifestation, même pacifique, pour défendre AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique).

Mais les partisans et soutiens d’Al Qaueda en Egypte sont libre de manifester ici comme ils le veulent, autant qu’ils le veulent, pour soutenir les assassin d’enfants à Alexandrie, les incendiaires d’Eglises, les tueurs de Shiites, les voleurs et malfaiteurs de tout genre qui ont plongé notre pays dans l’obscurantisme et la misère.

Et notre ambassadeur n’a jamais pris la peine de convoquer une conférence de presse pour explique que AQMI et la confrérie Islamiste, c’est du pareil au même.

Pourquoi est-ce aux bénévoles, amoureux de notre pays et de notre peuple, de faire le travail pour lequel est payé notre ambassadeur ?


Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères, Qu’on le veuille ou non, la France est un pays de la plus haute importance dans le monde. Comment pouvons-nous accepter le dommage causé par l’incompétence et l’inefficacité d’un ambassadeur tel que celui qui est supposé nous représenter à Paris ?
Faut-il attendre que l’un de ces mafieux commette un attentat pour réaliser que notre ambassadeur à Paris est un incapable ?

Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères, pouvez-vous, s’il vous plaît, nous expliquer à quoi sert notre ambassadeur à Paris ?

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à ma plus haute considération.

Tarek EZZAT, Docteur-Ingénieur 

vendredi 25 octobre 2013

Précisions sur Valls et Hollande, conformes à la Règlementation



Précisions sur Valls et Hollande, conformes à la Réglementation
Tarek EZZAT


Si les gens se contentaient d’appliquer les lois sans discuter, il n’y aurait jamais eu de révolution ni même de progrès,

En général, les lois viennent constater un état de fait social et le réglementer,

Donc les lois son toujours en retard par rapport à l’évolution de la société,

Il faut donc se demander pourquoi ces lois ? Quand et comment ont elles été instaurées ? Dans l’intérêt de qui ont elles été imposées,

Dans l’affaire Léonarda, ont voit l’application d’une loi votée sous Sarkozy  sous la pression de la droite, pour faire ‘’mieux’’ que le Front National et l’extrême droite,

L’esprit de cette réglementation est le même dans presque tous les pays où sévit le néolibéralisme ; on pille les peuples en leur imposant la ‘’démocratie’’ à coups de missiles, et puis on reproche aux réfugiés de venir illégalement s’installer ‘’chez nous’’ et profiter de nos ‘’avantages’’ et de nos ‘’prestations sociales’’ alors qu’en réalité, ces malheureux fugitifs viennent récupérer un peu de ce qui leur a été volé,

Voilà pour la réglementation qui a permis une expulsion ‘’conforme’’ de Léonarda et les autres

En ce qui concerne le cas particulier du Kosovo  d’où Léonarda est originaire, on sait que c’est à cause de la guerre de Yougoslavie,imposée par l’OTAN (donc aussi par la France) que ce pays se trouve gouverné par un régime mafieux, ou prospèrent les trafics d’organes, la prostitution, les faux médicaments, et j’en passe,

Et voilà que la police de Valls, incapable de contrôler les banlieues pourries par le trafic de stupéfiants, joue les gros bras en expulsant une fille qui, contrairement aux petits caïds de son âge, faisait de son mieux pour suivre une scolarité normale,

Valls a violé un élément essentiel des Droits de l’Homme, et un autre élément essentiel du droit de l’enfance ; le droit à l’éducation,

Et Hollande, croyant bien faire, a violé un autre élément de ces droits, qui est le droit à la vie familiale,

Ces droits sont inscrits dans des conventions internationales que la France a ratifiées,

Or un principe du droit international veut que les conventions internationales sont supérieures à la loi interne, et qui les deux sont en conflit, alors le juge est tenue d’appliquer la convention internationale,

Voilà pourquoi Valls a soigneusement évité de demander l’avis d’un juge en envoyant ses sbire kidnapper Léonarda dans un bus scolaire,



lundi 21 octobre 2013

Hollande et Valls, conformes à la réglementation raciste et fasciste d'Eric Besson et Brice Hortefeux



Hollande et Valls, conformes à la réglementation raciste et fasciste d'Eric Besson et Brice Hortefeux
Tarek EZZAT

L'affaire de Léonarda, cette enfant de 14 ans, arrêtée par la police de Valls, alors qu'elle était dans un car, à l'occasion d'une sortie scolaire nous montre à quel point le néolibéralisme qui sévit en Europe et dans plusieurs pays du monde peut-être odieux et inhumain.

Léonarda est Kosovare. Tiens ? Pourquoi des Kosovars viennent ils en Italie, où la famille de Léonarda se trouvait, avant de venir en France ? Pourquoi viennent-ils aussi en France ?

Il faut rappeler le livre de Pierre Péan "Kosovo : une guerre juste pour créer un État mafieux". Je suis d'accord avec lui sur l'essentiel, sauf qu'une guerre "pour créer un État mafieux" ne peut pas être juste.

Pierre Péan nous dit, en gros, que la guerre de l'OTAN contre la Yougoslavie a détruit le tissu social de cette région. Drogue, prostitution, et surtout trafic d'organes, ont ainsi prospéré dans une société dont le seul tort est qu'elle n'était pas ouverte au "libre marché" voulu par la triade USA, Europe et Japon.

Voilà pourquoi, ces peuples, réduits à la misère se réfugient là où ils peuvent.

L'enquête administrative sur les conditions de l'expulsion de Leonarda Dibrani conclut que la reconduite à la frontière était conforme au droit mais que les policiers avaient manqué de "discernement" en prenant en charge l'adolescente à proximité de son collège. 
 

L'affaire Léonarda n'est pas simplement une affaire de sans-papiers illégalement installés en France. C'est l'affaire de la domination impérialiste qu'exercent les pays de la triade néolibérale sur les peuples qu'elle tente d'assujettir.

Il est vrai, l'expulsion ignoble de Léonarda et sa famille était "conforme à la réglementation", cette réglementation instituée par Sarkozy, et son sinistre ministre de "l'identité Nationale", Eric Besson. Une réglementation que la gauche social-démocrate du PS n'a pas abolie, ni même adoucit, et qui est poursuivie par Manuel Valls, dans la même logique que ses prédécesseurs.

Le droit à l'éducation est un élément fondamental des droits de l'homme. Récemment, Malala Yousefzai, cette gamine de 14 ans, nous l'a rappelé. Léonarda est du même âge que Malala. Malala a croisé les talibans sur son chemin, et Léonarda a croisé Manuel Valls.

Face au tollé général de cette expulsion odieuse, François Hollande, croyant bien faire, propose que Léonarda revienne Seule en France, poursuivre sa scolarité. La bonne nouvelle ! Le ministre a violé le droit à l'éducation, et le président poursuit en violant allègrement un autre élément fondamental des droit de l’homme ; le droit de vivre en famille.

Imaginons un instant que ce soit Malala à la place de Léonarda. Valls aurait il envoyé ses sbires l'arrêter dans un bus scolaire, pour l'expulser ? Hollande aurait il décidé qu'elle pourra poursuivre son éducation scolaire sans sa famille?

La réponse à cette question nous indique le courage politique et la détermination légaliste des sociaux démocrates du Parti Socialiste Français 


On voit que l'affaire Léonarda n'est pas une simple affaire franco-française. C'est une atteinte aux Droits de l'Homme, aux droits des peuples, et surtout une mise en scène grotesque, dont le seul but est de faire oublier les agressions et les persécutions des peuples opprimés, pour faire oublier les raisons profondes des migrations vers les pays développés, et travestir l'imposture en banale histoire de sans-papiers, en résidence illégale en France.

Voilà la stratégie du néo libéralisme : Constituer une réserve d'esclaves, redevables et corvéables à merci, dans les pays du sud, en faire venir suffisamment pour tenir en échec toute revendication sociale locale.

On dira aux travailleurs locaux : Ah ... vous avez des revendications ? Eh bien vous êtes licenciés. Vous serez remplacés par des immigrés qui ne demandent qu'à prendre vos places, pour trois fois moins cher.

Et l'on dira aux travailleurs immigrés : Ah ... vous n'êtes pas contents qu'on vous ait sauvé de la misère ? Eh bien, vous serez expulsés sur le premier avion. Ils y en a plein d'autres qui ne demandent qu'à venir travailler à votre place.

Voilà la réalité que Hollande, Valls et leurs fonctionnaires zélés nous présentent comme étant "conforme à la législation"


Après cette longue introduction, je reviens vers le sujet qui me préoccupe personnellement : l'Egypte.
(Ce qui ne veux pas dire que les autres sujets sont sans importance, mais je ne sais pas tout, et je ne peux pas parler de tout)

Il y a en France des groupuscules de jeunes contre-révolutionnaires, qui manifestent régulièrement, deux à trois fois par semaine, qui distribuent des tracts luxueusement imprimés, qui ont tous des tee-shirts à l'effigie de "Rabaa" (Un main, pouce plié ver l'intérieur, et quatre doigts tendus) ...

On se dira qu'après tout, même les fachos manifestent en France, alors pourquoi s'offusquer de voir des contre-révolutionnaires Egyptiens manifester.


Les jeunes Egyptiens immigrés (légalement ou pas) en France sont essentiellement des réfugiés économiques. Ils travaillent dans la restauration ou le bâtiment. Des métiers qui ne permettent pas de vivre dans l'opulence.

ON peut alors se demander comment ces prolétaires peuvent ils s'absenter de leur travail deux ou trois fois par semaine, sachant que les employeurs français ne sont ni des supporters inconditionnels de la cause islamiste, ni des philanthropes pro-morsi ?

D'où vient l'argent qui les fait vivre ?

D'où vient l'argent qui leur permet de financer tracts, banderoles, pancartes, tee-shirts et tutti quanti ?

Je suis moi-même membre d'une association de soutien à la révolution Egyptienne. Eh bien, pour chaque manifestation, chaque dossier de presse, chaque conférence, nous comptons les sous. Pourtant, ils sont nombreux les membres qui sont professeurs d'université, ingénieurs, médecins ... c'est à dire disposant de revenus plus confortables que ces immigrés de la deuxième vague.

Cherchez le Qatar.

Après les manifestations bruyantes, nos contre-révolutionnaires sont maintenant à la phase 2 de leur plan de déstabilisation. Provoquer le trouble à l'ordre public.

Il y a quelques semaines, alors qu'on fêtait la victoire du 6 octobre au Centre Culturel Egyptien, une bande de voyou ont saccagé le centre, et saboté la fête, au prétexte de soutenir Morsi.

Plus récemment, à l'Institut du Monde Arabe, ils ont fait pareil, et saboté une conférence de Alaa el Aswany. Mais cette fois, ils ne se sont pas contenté d'invectiver l'écrivain, ils ont aussi battu les assistants qui protestaient, cassé les meubles et saccagé tout ce qui se trouvait à portée de leur main.

Monsieur Valls, responsable de la sécurité et de l'ordre public, qu'a t'il fait ?

S'il n'y a pas de caméras vidéo à l'Institut du monde arabe - Ce qui serait surprenant - il y en a plein sur Youtube.

Et puis, tous ces Egyptiens, même sans papiers, sont inscrits et connu au consulat d'Egypte. Il suffit de demander la coopération de l'ambassadeur.

Ils sont nombreux en France, les Egyptiens qui soutiennent, organisent ou participent activement aux projets Djihadistes.

Pourquoi Monsieur Valls ne fait il rien ?

Attend-il qu'un autre Mohammed Merah, Egyptien cette fois ci, se manifeste ?


 
Interview de Pierre Péan
http://www.france24.com/fr/20130622-lentretien-pierre-pean-kosovo-guerre-etat-mafieux-echec-communaute-internationale







samedi 12 octobre 2013

Sionisme et Nazisme. Deux faces de la même pièce

Sionisme et Nazisme. Deux faces de la même pièce
Tarek EZZAT


Lue dans Politis, la réponse d'Eyal Sivan, cinéaste israélien, à la question "Vous habitez en France où votre position d’Israélien antisioniste vous a occasionné plus de problèmes qu’en Israël; est-ce que la situation, depuis l’affaire Finkielkraut (qui vous avait traité «d’antisémite juif») s’est calmée?":
"Non, ça ne s’est pas calmé. Le combat a été gagné par les portes-voix du sionisme en France car ils ont réussi à imposer une auto-censure. Pas une censure sur les autres. Aujourd’hui des journalistes et intellectuels français ont peur de prendre position sur la question israélo-palestinienne à cause des campagnes de terreur intellectuelle qui ont été menées pendant des années.[...] J’enseigne partout en Europe, je suis invité partout, sauf en France. Je n’ai plus aucune existence publique en France [...] je pense qu’ils ont compris, les représentants du sionisme en France – qui, il faut insister là-dessus, sont bien plus nombreux que la toute petite communauté juive de France – qu’il ne faut pas réagir comme ils ont fait dans les années 2000 où ils attaquaient tout le monde en permanence. Maintenant c’est l’ignorance qui domine. Je vois, à une semaine de la sortie du film en salle, aucune demande d’interview en France, très peu de journalistes aux projections de presse. Je pense que la France est un pays gagné par le sionisme, non pas pour des raisons israélo-palestiniennes, mais pour des raisons franco-françaises, qui sont le gros problème qu’a la France avec son propre passé colonial."

En effet, comme j'avais eu l'occasion de le constater moi-même après avoir traduit "Un Printemps très chaud", superbe roman de la romancière palestinienne Sahar Khalifa (Seuil, 2005). Dans les mois ayant suivi la parution, pas une demande d'interview de l'auteure, pas un mot dans la presse française, et pour finir un seul article dans un quotidien... suisse.
Après coup, un bel article d'Omar Merzoug dans la revue (hélas défunte depuis) "La Quinzaine littéraire", puis la décision courageuse de Pascale Casanova de mettre le roman au programme de son émission (hélas défunte depuis) "L'Atelier littéraire" sur France Culture, avaient sauvé l'honneur, à défaut de sauver le destin du livre, déjà étouffé à mort par cette ignorance délibérée...