vendredi 27 avril 2018

Contre le racisme

Contre le racisme

 
 

Un « manifeste contre l’antisémitisme[i] » nous dit que « l’antisémitisme n’est pas l’affaire des Juifs, c’est l’affaire de tous ».

Eh bien non.

L’antisémitisme est l’affaire des sionistes. Une bonne affaire, qui leur permet d’exercer un chantage ignoble contre tous ceux qui soutiennent la lutte du peuple palestinien. Pour ces mercenaires de l’impérialisme, il faut qu’il y ait un racisme « spécial juif », un racisme plus odieux que les autres, le plus criminel que tous. Un racisme bien plus grave que le simple racisme réservé à la pègre, aux bougnouls, aux blacks, et accessoirement aux chintoks.

Selon ces faux-culs, « Les Français, dont on a mesuré la maturité démocratique après chaque attentat islamiste, vivent un paradoxe tragique. Leur pays est devenu le théâtre d’un antisémitisme meurtrier. Cette terreur se répand, provoquant à la fois la condamnation populaire et un silence médiatique que la récente marche blanche a contribué à rompre ».

Ils feignent d’ignorer leur responsabilité dans la terreur qui règne en Palestine occupée ou à Gaza, ou l’on assiste tous les jours à des assassinats d’enfants, de femmes, de vieillard, à des destructions de maisons, à des incendies criminels d’oliviers, à la contamination systématique des puits ou le vole d’eau potable. Ces mercenaires en col blanc de l’impérialisme sont responsables de soutenir, d'encourager et de financer ces massacres. Ils organisent des galas de soutien, des collectes et des kermesses en faveur d'une armée coupable d’occupation et de crimes de guerre, affectueusement appelée « Tsahal ». Leur duplicité et leur cynisme va jusqu’à organiser des « marches blanches » pour protester contre les attentats islamistes, et « en même temps » (comme dirait Macron) soutenir un état qui arme ces mêmes islamistes en Syrie, soigne leurs blessés et tous les quelques jours bombarde ceux qui les combattent.


Ils sont bien contents ceux-là, de voir « un Premier ministre à la tribune de l’Assemblée nationale déclarer (sous les applaudissements de tout le pays ?), que la France sans les Juifs, ce n’est plus la France ». Pour eux, les musulmans et les quartiers populaires ce n'est pas la France, et on peut donc s'en passer.




Ils nous disent « Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés - et certains torturés - parce que juifs, par des islamistes radicaux ».



C’est vrai. Et c'est odieux.


Mais ce qui est encore plus odieux, c'est d'instrumentaliser un crime pour en justifier un autre.

Combien d’enfants, dans notre histoire récente, ont été emprisonnés, torturés et assassinés, par nos concitoyens volontaires de « Tsahal », sans qu’on entende de protestation, et encore moins d’appels à les traduire en justice ?

Comme l’a dénoncé Norman Finkelstein, c’est cette bande mafieuse, qui exploite la souffrance des juifs pour soutenir une armée de terreur et d’occupation.

 



 

Ils nous disent encore que « les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans ». Mais c’est avec leur bénédiction, leurs soutiens et leurs dons qu’un enfant palestinien a 10000 fois plus de risque d’être agressé, et même assassiné de sang-froid par un coreligionnaire juif.

Ils ajoutent que « 10 % des citoyens juifs d’Ile-de-France - c’est-à-dire environ 50 000 personnes - ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités et parce que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l’école de la République »

Mais on ne les a jamais vus signer de manifeste pour défendre 100% de citoyen Palestiniens ont été contraints de « déménager », parce qu’on avait détruit leurs maisons, dépossédé de leurs terres, et brûlé leurs champs.





Pour eux, « Il s’agit d’une épuration ethnique à bas bruit au pays d’Émile Zola et de Clemenceau » L’épuration ethnique à grand bruit au pays de leurs amis ne les intéresse pas.

Ils se plaignent « Pourquoi ce silence ? Parce que la radicalisation islamiste - et l’antisémitisme qu’il véhicule - est considérée exclusivement par une partie des élites françaises comme l’expression d’une révolte sociale, alors que le même phénomène s’observe dans des sociétés aussi différentes que le Danemark, l’Afghanistan, le Mali ou l’Allemagne… Parce qu’au vieil antisémitisme de l’extrême droite, s’ajoute l’antisémitisme d’une partie de la gauche radicale qui a trouvé dans l’antisionisme l’alibi pour transformer les bourreaux des Juifs en victimes de la société. Parce que la bassesse électorale calcule que le vote musulman est dix fois supérieur au vote juif »

Voilà le pot aux roses ! Il s’agit de discréditer la révolte sociale et de régler son compte à la gauche anti-impérialiste, de la discréditer en la qualifiant de radicale et de discréditer la révolte sociale en la qualifiant de « radicale ». Il n’y a pas de gauche radicale. Il y a une gauche tout court. Ceux qu’ils nous présentent comme la gauche « modérée » sont les parrains des terroristes « modérés » qu’ils défendent et arment, parce qu’ils font « du bon boulot ». Une gauche de chiens de garde de l’impérialisme qui viennent manger à la gamelle du CRIF lors de son dîner annuel.





              


Le pompon, c’est ça : « Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie…En conséquence, nous demandons que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémite catholique aboli par Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime. »

Ainsi, ce seraient les sionistes du CRIF qui décident de ce que doit dire ou ne pas dire le Coran, ou de ce que doivent croire ou ne pas croire les musulmans.

Ils feraient bien de balayer devant leur porte et frapper d’obsolescence les chapitres entiers de l’Ancien Testament et autres livres religieux, notamment le livre de Josué, afin qu’aucun criminel de guerre israélien ne puisse s’appuyer sur des mythes d’un autre temps pour assassiner des enfants en Palestine.

On nous rétorquera qu’il ne faut pas « importer en France le conflit du Moyen-Orient ». Eh bien, si. Il faut l’importer et même l’imposer. Parce que le combat contre le racisme et les droits de l’homme est universel, et ne doit pas être cantonné dans des frontières étroites, dessinées selon le bon vouloir des maîtres chanteurs de l’impérialisme.

Ceux qui font feu de tout bois pour s’en prendre à la gauche d’une part, et au peuple Palestinien d’autre part, et qui entretiennent volontairement une confusion entre antisémitisme et antisionisme, sont en réalité les agents les plus engagés de l’antisémitisme et ceux qui œuvrent le plus efficacement à sa propagation.

C‘est leur intérêt. Plus il y aura de renoncement et de compromission par peur de l’accusation infamante d’antisémitisme, plus il y aura de subsides à l’armée d’occupation, plus il y aura de terres volées, de maisons détruites et de palestiniens chassés de leur pays.

Voilà pourquoi je refuse le chantage à l’antisémitisme, et que je trouve abject l’instrumentalisation des crimes des islamistes pour justifier les crimes du sionisme.

C’est la lutte contre le racisme qui doit être une cause nationale. La lutte contre le racisme seul, quel qu’il soit, sans déclinaisons antisémite, antinoir ou anti je ne sais quoi. Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. Avant que la France ne devienne une province israélienne.

[i] http://www.leparisien.fr/societe/manifeste-contre-le-nouvel-antisemitisme-21-04-2018-7676787.php













dimanche 19 novembre 2017

L’ennemi de l’Afrique, c’est la France, pas la Libye.




Contrairement à ce que demande Alpha Blondy, ce sont les ambassades de France en Afrique et partout dans le monde qu'il faut assiéger, pas celles de Libye.


Après la diffusion d’un reportage où on a vu des esclaves africains vendus aux enchères en Libye, des masses furieuses à Paris ont manifesté à Paris devant l’ambassade de ce pays.

Le chanteur Alpha Blondy appelle à « assiéger » les ambassades de Libye dans toute l’Afrique, et la fureur continue ici où là, pour dénoncer le gouvernement Lybien.
Mais la Libye est un état qui n’existe pas. Une république assassinée, détruite, réduite en cendres. Ses ambassades ne sont que des théâtres de polichinelles qui ne servent à rien, au service d’une autorité factice sans pouvoir.

Qui a détruit la Libye ? Ce n’est pas Sarkozy et son gouvernement criminel. C’est la France. Toute la France, à l’exception du Parti Communiste Français. Parce que si l’UMP, parti de Sarkozy a préparé l’agression, les socialistes à l’Assemblée Nationale l’ont approuvée comme un seul homme. Les centristes ou autres figurants de la politique Française ont aussi soutenu ce crime innomable.

Les pseudo-intellectuels et charlatans de service étaient aussi à la manoeuvre. Bernard-Henri Lévy, le promoteur de toutes les guerres contre les peuples en première ligne, et avec lui une sinistre brochette de soi-disant défenseurs des peuples signent une pétition publiée par le « journal de référence ».   

Le titre est éloquent ; « Oui, il faut intervenir en Libye, et vite ![1] » On y apprend que « le dictateur Kadhafi reprend la main sur son pays et écrase les efforts du peuple libyen qui tente de se libérer. Le tyran, décidé à noyer son pays dans "des rivières de sang", mitraille les populations civiles, "purge" les villes des opposants et fait régner la terreur. Partout, à Tripoli et dans les régions reprises à la rébellion, les hommes sont enlevés en nombre pour être conduits dans les salles de torture et assassinés. » … selon ces grandes pointures de la pensée et de la philosophie, « Les occidentaux … N'entendent-ils pas les appels des rebelles libyens, mais aussi de la Ligue arabe, de l'Organisation des Etats islamiques, du Conseil de coopération du Golfe ? Tous demandent une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies pour imposer une zone d'exclusion aérienne. Les dirigeants arabes l'ont compris : s'ils veulent avoir leur mot à dire sur l'avenir de la région (et pour pas mal d'entre eux, s'ils veulent sauver leur place), ils ne peuvent pas être du côté des dictateurs qui écrasent leur jeunesse en révolte ». 






Tout ce beau discours se termine par des incantations et des injonctions « Nous demandons donc d'urgence au gouvernement français de tout faire avec ses partenaires pour que l'ONU respecte son engagement "responsibility to protect", et que l'Europe prenne ses responsabilités et prouve que son souhait de voir partir le colonel libyen n'est pas un vœu pieux ».

La liste des signataires est éloquente[2], que des grands noms de haute société. La CIA n’a pas besoin d’agents en France, ceux-là font très bien l’affaire.

Tout ceci était accompagné d’un battage médiatique sans précédent. Les médias aux ordres entonnent à qui mieux mieux la rengaine de Kadhafi le dictateur qui tue son peuple. D’ailleurs tous les dictateurs qui déplaisent à l’OTAN sont des tyrans qui tirent sur leur peuple. IL faut donc les protéger et apporter à ces peuples la démocratie à coup de missiles et de destructions.

Et pour faire taire les critiques, le journal « Le Monde » a ouvert un site appelé « Le décodex » qui recense les fausses nouvelles publiées par les sites d’opposition, catalogués comme conspirationnistes. Si vous avez l’audace de dénoncer l’esclavage, vous aurez votre entrée au décodex.

Voilà pourquoi c’est bien la France qui est le véritable ennemi des peuples en général et des Africains en particulier.

On n’a pas entendu les Bernard-Henri Lévy, ou Daniel Cohn-Bendit protester contre cette infamie qui s'étale sous nos yeux en Libye, on n’a pas entendu Bernard Kouchner clamer "responsibility to protect". Il est vrai que les vies de ces miséreux d’Afrique Noire ne vaut pas un clou à leurs yeux.

Les serpillères de l’OTAN que sont les imposteurs, prétendus philosophes, politicards ou  journalistes, sont eux les comparses chargés de chauffer l’opinion publique en travestissant la vérité et en diffusant leur propagande atlantiste.

Mais le vrai trafiquant d’esclaves, c’est la France. Certes, il n’y a pas de Français affairés à organiser les enchères sur les marchés de Tripoli, mais c’est la France qui tire le bénéfice de ses crimes en uranium au Niger, en minerais au Mali, en cacao en Côte d’Ivoire ou en bois précieux au Cameroun. Et quand il n’y a plus rien à en tirer, elle rapatrie ses soldats comme en Centre-Afrique.

Tarek EZZAT




[1] http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/16/oui-il-faut-intervenir-en-libye-et-vite_1493895_3232.html
[2] Nicole Bacharan, historienne ;
Etienne Beaulieu, chercheur ;
Jane Birkin, artiste ;
Pascal Bruckner, écrivain ;
Daniel Cohn-Bendit, député européen ;
Frédéric Encel, géopolitologue ;
Raphaël Enthoven, philosophe ;
André Glucksmann, philosophe ;
Romain Goupil, cinéaste ;
Nicole Guedj, ancienne ministre ;
Gilles Hertzog, éditeur ;
Bernard Kouchner, ancien ministre ;
Claude Lanzmann, écrivain ;
Bernard-Henri Lévy, philosophe,membre du conseil de surveillance du "Monde" ;
Olivier Rolin, écrivain ;
Olivier Rubinstein, éditeur ;
Antoine Sfeir, journaliste ;
Dominique Simonnet, écrivain ;

dimanche 24 septembre 2017

Oui, la démocratie c’est dans la rue.


Oui, la démocratie c’est dans la rue.
Tarek EZZAT


 
Il a osé dire ça Mélenchon. Il a osé « comparer » les méchants nazis aux gentils démocrates des ordonnances et du 49.3 ! Il a osé « comparer » le 3eme Reich à notre gouvernement.

En voici que twitter s’enflamme, que toute la droite est vent debout contre ce dangereux communiste au couteau entre les dents, ami de Chavez et Maduro, défenseur de Pyong‑Yang, et bientôt, pourquoi pas, dictateur qui assassine son peuple.
Dans un discours de plus de 40 minutes, ils ont seulement trouvé une phrase, une seule phrase, à se mettre sous la dent « C'est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE… »

Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, se fend d’un commentaire indigné «     Indigne de porter ces couleurs quand on mêle démocrates et républicains à la fange nazie. Ses ennemis sont ... tous les autres! »

Et voilà que tous se répandent en rappels élogieux sur les bienfaits des Etats-Unis qui auraient sauvé la France de la domination nazie, pendant que le bon peuple se contentait d’applaudir sans rien faire.

Il faut rappeler quelques faits à cet égard.

Dans la nuit du 24 au 25 août 1944, Paris est libérée par l'action conjuguée de la Police Parisienne, des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) levées dans la capitale par Rol-Tanguy et de la 2ème division blindée du Général Leclerc.

N’en déplaise aux laudateurs du fascisme financier, c’est bien la rue qui a libéré Paris et la France entière, et c'est bien la rue qui, dès les premiers jours de l'occupation, a pris le maquis pour chasser les nazis hors de France.

La France n’a été libérée des nazis ni par ordonnances, ni par les employés de la banque Rothschild.

On rappellera aux donneurs de leçon d’histoire que le Général Charles de Gaulle, chef du Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF), a fait son entrée dans Paris le 25 août par la porte d'Orléans, sous les vivats de la foule amassée le long de la route. Il se rend à l’hôtel de ville, où l’attendait les représentants de la rue, c’est-à-dire le Comité Parisien de la Libération, constitué en Municipalité Provisoire, le Comité National de la Résistance, et de détachements de combattants.





C’est là qu’il a alors prononcé son discours historique.

“Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! libéré « par lui-même », libéré « par son peuple » avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de « la France tout entière », de « la France qui se bat », de « la seule France », de « la vraie France », de la France éternelle.

Les vierges effarouchées de la soi-disant vérité historique, les inventeurs offusqués de la comparaison entre les nazis et je ne sais qui d’autres, et ceux qui manifestent par twitter interposé devrons repasser. De Gaulle lui-même a insisté sur le rôle déterminant de la rue dans la libération de la France. Paris a été libéré « Par lui-même », « Par son peuple », « par la France toute entière », c'est à dire par la rue.

Ce que cherchent les médias, les pseudos-intellectuels et les mercenaires au service des pilleurs de notre pays, c’est discréditer cette opposition populaire, qui est « la France qui se bat », « la vraie France ».

Reste à observer que le nazisme d’hier et le fascisme financier d’aujourd’hui avaient le même but ; piller la France.